Les origines
En 1993, dans la forêt aux frontières de la ville de Rimouski et de l’arrière-pays, un Village est né sous le nom de Village des Sources comme un projet de la communauté des Frères du Sacré-Cœur et de ses partenaires. Pour les Sources, il emprunte son nom à sa localisation sur le territoire dit de Macpès qui signifie source dans la langue des Planos, premiers habitants des lieux, il y a longtemps, au delà de nos deux millénaires.
Pour réaliser la mission, trois objectifs sont identifiés : l’accueil, du partage et l’engagement.
C’est une sensibilité à la situation des jeunes qui a poussé les fondateurs du Village à proposer aux Commissions scolaires de la région et aux professeurs du primaire et du secondaire des camps pour des groupes-classes. Aujourd’hui, près de 70 000 jeunes ont profité de ce lieu extraordinaire!
Sécularisation
En 2008, l’enseignement religieux fut remplacé dans toutes les écoles du Québec par un cours d’éthique et de culture religieuse. Les Frères fondateurs furent éventuellement, appelés à travailler sur d’autres projets au Québec, et le Village s’adapta à cette nouvelle réalité.
Aujourd’hui, la religion ne fait plus partie de nos activités. Les camps ont trouvé un point d’équilibre dans une sensibilisation à la grandeur de la vie et à la beauté du monde par le contact avec la nature exceptionnelle du Village. La capacité naturelle des enfants pour l’émerveillement s’épanouit dans le contact avec la nature grandiose des lieux dans la forêt de Macpès.






Le chansonnier Robert Lebel, qui a participé à trois concerts-bénéfices pour le Village des Sources, a pris le temps d’écrire, après son passage au Village, une chanson dédiée au centre-jeunesse. Il y parle d’intériorité, de ce besoin des jeunes de prendre le temps de s’écouter… en pleine nature.
Tout doucement
Paroles et musique: Robert Lebel
Tout doucement, prendre le temps
de voyager au pays intérieur
Tout doucement, prendre le temps
d’aller puiser à la source du cœur
Et sans courir comme on entre en forêt
Se recueillir, pour marcher dans la paix
Et pour cueillir avec respect
Ce qui fait beau, ce qui fait rire
Ce qui fait peur et fait mourir le mal de vivre
Et partager, comme on fait pour le pain
Sans s’arrêter à ce qui nous retient
Mais s’arrêter quand l’autre a faim
D’être accueilli, d’être écouté
D’être compris et de trouver le goût de vivre
Et du regard, comme on voit l’horizon
Sans tout prévoir, des chemins qui y vont
Fixer son cœur dans l’infini
Risquer ses pas pour ses amis
Qui viennent aussi boire à ton puits la joie de vivre!
